Des pensées saines pour le corps

S’il est relativement aisé de repérer des jugements envers soi ou autrui, il est souvent moins aisé de débusquer les réactions internes envers le jugement qui polluent elles aussi l’encodage, l’information qui circule à travers l’organisme. Ces réactions internes sont la manière du mental de négocier, de marchander, de « survivre » entre les jugements qu’il émet et l’incompatibilité biologique face à ces mêmes jugements. Le corps accepte le jeu du mental mais émet forcément un signal d’alerte.
Ignorant l’origine du mécanisme – la blessure originelle de séparation – l’esprit dans sa bulle séparée élabore alors une tentative de conciliation de l’inconciliable : le jugement ET le bien-être corporel qui, pourtant, ne peuvent être simultanés. Sont alors émises différentes couches supplémentaires d’encodages qui se coiffent les unes les autres à la manière des poupées russes. Mais ces stratégies pour faire cohabiter dans le corps à la fois un jugement et le signal corporel de l’erreur de perception liée à ce jugement sont vouées à l’échec.
Soit il finit par se produire la strate dans laquelle la plupart des humains passeront au cours de leur existence terrestre : la résilience. La résilience a cela de bénéfique qu’elle permet enfin à l’être, par la cessation de la lutte pour changer « la réalité », de rentrer en introspection et probablement d’entamer le processus inverse, celui qui consiste à revenir à la vraie et juste vision, celle de l’Unité, celle de l’abandon du jugement.
Soit le choix de la séparation perdure. Le corps obéit à l’esprit… Le signal corporel s’amplifie, apparait alors la graine de la « maladie ». Et parfois l’expression de l’amour du Divin pour sa création passe par une maladie ou une mise en difficulté du corps physique pour le pousser à choisir à nouveau l’amour et non la peur et le jugement.

Gregory Mutombo – Extrait de « Le Souffle de la Grâce » (Éd. Trédaniel)