Juillet 2020…

Nous voici arrivés au milieu d’une année qualifiée par beaucoup de « particulière ».

Que cette année soit inédite, c’est un fait, mais à bien y regarder, n’est-ce pas le cas pour chacune des années qui s’écoule ?

Oui, le scénario mondial de cette année 2020 restera dans les mémoires par la manière qu’il a eu de nous obliger à faire face à nos peurs, à conscientiser notre rapport à la santé et à la mort, à visiter nos concepts de liberté et de restriction, à observer notre manière d’accepter ou non le changement et l’incertitude.

Ce que cette année a eu d’inédit, c’est qu’elle nous a conduits collectivement à le faire. Cependant, nous pouvons nous interroger sur la capacité de chaque année, chaque moment, chaque seconde à nous proposer la même qualité d’introspection et d’exploration de nos « confins ».

Ainsi que je l’avais développé dans « le Feu de l’Esprit » (Ed. Trédaniel), le besoin de l’humain de séquencer le temps en « bons et mauvais moments » n’est que le reflet d’une incapacité à accepter inconditionnellement chaque instant dans sa perfection. Cette année est inédite certes, mais tout aussi riche que toutes les autres pour répondre aux questions permanentes : « Qu’est-ce que je décide de faire de ce moment ? Qu’est-ce que je décide de voir en cet instant ? »
Tous les étés considérés comme « habituels », avec leurs voyages en famille, leurs retraites solitaires, leurs loisirs éventuels, leur travail nécessaire, leurs canicules, etc nous ont proposé autant de moments de grâce en vérité : la grâce d’être présent à soi et aux autres, en pleine acceptation du mouvement de la vie.
Puissions-nous reconnaître dans chaque été le caractère inépuisable de la vie « habituelle » comme « particulière » pour y rayonner de manière égale l’amour que nous sommes.

 

Gregory Mutombo